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Théorie de l'angoisse

Théorie de l'angoisse Zoom sur Théorie de l'angoisse

     Freud a proposé deux théories successives:


      1ère théorie : l'angoisse est liée à une perte de la représentation.

      2ème théorie : l'angoisse est le résultat d'un conflit
                             entre les différentes instances,
                             entre le désir et la réalité,
                             entre les différentes identifications.

                                                                                                                                                                                            




Angoisse et perte de représentation


Les pulsions sont issues du çà. Il est question de processus primaires, qui correspondent au fonctionnement le plus archaïque de la psyché humaine. L'énergie est libre, non liée à des représentants psychiques et cherche à se décharger dans l'acte et l'immédiateté. Le destin de la pulsion peut alors prendre différentes voies. (voir théorie des pulsions chez Freud ).

     Si la pulsion peut-être liée, c'est à dire si le sujet peut transposer la pulsion rapidement en expression affective, en représentations objectivables des sensations internes, s'il peut faire du lien, la tension pulsionnelle s'écoule. La quantité d'énergie de la pulsion est liée, représentée, verbalisée. Il y a donc abaissement de la tension pulsionnelle, qui sera vécue, non dans un passage à l'acte et dans l'immédiateté, mais d'une façon plus élaborée, voire sublimée dans des actes et activités socialement reconnus et narcissiquement satisfaisants. Il peut y avoir aussi un renoncement pulsionnel. Cela peut prendre du temps et certaines pulsions peuvent ainsi être vécues, élaborées, sublimées ou différées, mais dans un laps de temps plus ou moins long. C'est le passage à un mode plus élaboré du psychisme: les processus secondaires. Dans ce cas, la formation de compromis est efficace et la pulsion étant liée, il n'y a pas de conflits intra-psychiques, donc pas d'angoisse.


    Si la pulsion ne peut pas être liée, nous constatons alors que cette énergie libre va déclencher de l'angoisse. Ce travail de liaison de l'énergie libre devrait être fait par le moi dans le sens où il peut exercer une pensée qui permet de relier les choses et les mots. La pensée est l’acte qui permet d’imaginer les éléments réels extérieurs à soi et les éléments psychiques intérieurs à soi. Elle est aussi ce qui permet d’avoir ou non un espace de représentation mentale en soi. Cette capacité à représenter et à se représenter est fondamental pour étayer le sentiment d’une existence cohérente et intégrée dans un monde stable et signifiant. Il est nécessaire d’avoir du temps et de la distance physique et psychique, pour entrer dans la dimension de la représentation et de la pensée. C’est le manque d’une personne, d’un objet d’amour ou d’un élément de réalité qui va pousser l’enfant et ensuite l’adulte, à se représenter psychiquement, cette absence. C’est la première représentation d’objets, en images, en souvenirs, en fantasmes, en rêves, en pseudo hallucinations comme le bébé qui hallucine le sein ou le biberon pour se satisfaire même en son absence et tolérer le manque.


Angoisse et conflit intra-psychique


     Dans la seconde théorie Freud évoque la notion de l'angoisse comme issue d'un conflit intra-psychique. Nous apprenons que le fonctionnement mental est toujours conflictuel, entre les exigences du ça et celles du surmoi, entre principe de plaisir et de réalité. Ces conflits produisent de l'angoisse qui devient un signal, avertissant le moi d'un danger provenant du ça ou du surmoi. Le moi tente donc de se débarrasser de cette angoisse, tout en restant le plus possible, adapté à la réalité, en ayant recours aux mécanisme de défense, pour réduire les tension internes, ce qui est souvent traduit en langage commun par le fait de "baisser le seuil de l'angoisse". L'angoisse dépend aussi du degré d'élaboration du conflit défensif.

Ces théories nous permettent d'avoir une lecture psycho-dynamique de ce qui peut se passer entre les différentes instances que sont le ça, le moi et le surmoi (voir  seconde topique ). La connaissance de ces trois instances n'a d’intérêt que dans leurs interactions, et va nous permettre de comprendre ce qui se joue dans le "simple fait" de pratiquer une médiation, quelle qu’elle soit. C’est donc surtout les  théories des pulsions et de l’angoisse qui vont nous offrir des pistes de ce qui peut se jouer en thérapie. C'est le moi qui ressent l'angoisse, signal d'alarme face à un désir incompatible avec les exigences de l'une ou l'autre des instances psychiques. Cette angoisse va inciter le Moi à utiliser des mécanismes de défenses. Ces mécanismes de défense sont les moyens, plus ou moins archaïques et élaborés utilisés par le Moi pour permettre un compromis entre la satisfaction du désir et le respect de l'interdit extérieur ou intériorisé. Si cette formation de compromis se révèle inefficace, l'angoisse revient, et la voix (e) du symptôme peut alors prendre place.

Bon nombre de mécanismes de défense sont courants, utilisés de façon banale et permanente. Mais certains peuvent apparaitre sous une forme pathologique, corrélés à la structure psychique psychotique ou névrotique mécanismes prévalents sont différents selon la pathologie Selon les pathologies, les mécanismes de défense seront variables. Pour les personnes psychotiques, les mécanismes de défense seront archaïques et coûteux en énergie psychique tel que le clivage du moi, le déni, le délire, ou la projection. Le clivage de l'objet, en bon et mauvais objet, dans le cas des personnes état-limites est également un mécanisme archaïque. La personne névrosée ne peut reconnaître certaines pulsions trop sexualisées à son goût et va déplacer son intérêt, ou son dégoût, versant inverse, sur tout autre chose en apparence. Dans la névrose le tout premier mécanisme de défense sera le défoulement, qui, débordé, va donner lieu à d'autres mécanismes moins efficaces de type somatisation, rationalisation, phobies. (voir  sens et symptôme ). Les mécanismes de défense peuvent aussi être considérés sous l'angle de leur efficacité, de leur souplesse ou rigidité. (voir mécanismes de défenses )



Quelques définitions


L'angoisse est de l'ordre du vécu corporel et le plus souvent sans objet extérieur susceptible de la justifier. Face à elle, le sujet a le sentiment qu'il n'y a pas de solution. On observe alors une immobilité de l'esprit. l'angoisse ne permet pas la représentation de la peur, et sera donc dramatique pour celui qui la vit. Elle présente des manifestations physiques. "Angoisse" vient d'un mot latin qui veut dire "passage étroit", "resserrement". Cela traduit le fait d'avoir la gorge serrée, de mal respirer.

Les crises d'asthme peuvent être, par exemple, des manifestations de l'angoisse. Il pourra de même y avoir des manifestations cardiaques, vasculaires, céphaliques. Ces manifestations font que la personne perçoit l'expérience de manière très réelle. L'angoisse est à différencier d'un certain nombre d'autres sentiments, émotions ou ressentis qui peuvent lui ressembler et auxquels les patients donnent parfois le nom d''angoisse.

  • L'inquiétude : elle concerne les destinées humaines. C'est une impression d'insécurité inexprimable. Elle peut se rapprocher de l'angoisse.

  • Doute et soucis : ils se rapportent à une chose, un évènement.
  • La peur : c'est une sensation immédiate, spontanée. Elle est liée à l'instinct de conservation. Elle provoque une réponse qui est la fuite ou la riposte. Elle est conséquente à la perception d'un danger extérieur. La peur est le choc face à ce danger.
  • La crainte, qui est une petite peur.
  • La terreur, paralysante, qui tend à déformer la perception. Il y a introduction dans l'imaginaire.
  • L'horreur, avec impression de dégoût, de recul par rapport à la réalité.
  • L'effroi, qui se révèle paralysant.
  • La panique, où l'imaginaire tient une place importante et empêche l'analyse de la situation, entraînant des ripostes exagérées.
  • L'anxiété : c'est un sentiment proche de l'angoisse mais relatif à une difficulté réelle, bien qu'intense. Étant plus mentalisée, ce sentiment semble plus maîtrisable que l'angoisse.
  • La phobie: la charge d'énergie libre capable de produire un sentiment d'angoisse est piégée dans un objet et peut donc être maintenue à distance: serpents, araignées, espace clos ou trop grands espaces sont ainsi évités.
    Il est presque possible de dire que la phobie est une peur sécurisante: "je n'aurai peur qu'en présence des serpents".


Au cours du développement

Différents type d'angoisse correspondent aux différents stades de développement. A chacune de ces situations l'angoisse est surmontée car l'individu trouve des solutions. Il intériorise l'obstacle, se le représente et le maîtrise. Mais il reste toujours une trace de ces angoisses primitives. Chaque nouvelle angoisse est une métonymie. L'angoisse est dynamisante pour la personnalité, ou paralysante dans le cas de l'angoisse pathologique. Dans tous les cas l'on a affaire à une perte et la problématique qui en découle doit être surmontée. L'angoisse est une manifestation fonctionnelle que l'enfant doit vivre de manière ponctuelle et maturante.

  • Naissance : traumatisme.
  • Stade oral : angoisse de dévoration (être dévoré) , angoisse de persécution (paranoïde et schizoïde).
  • 8ème mois : angoisse de séparation ou d'abandon.
  • Stade du miroir : angoisse de morcellement.
  • Stade anal : angoisse de destruction (effraction anale, se vider de son corps).
  • Oedipe : angoisse de castration.
  • Adolescence : angoisse existentielle.
  • Age adulte : angoisse de mort.



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Muriel Launois.


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