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Sens du symptôme

Sens du symptôme Zoom sur Sens du symptôme
Pour les patients, la plupart du temps les symptômes sont vécus comme gênants et négatifs. Pour les thérapeutes en psycho-dynamique, il est l'expression d’autre chose, il a du sens. Nous voyons donc que, d'emblée entre patients et thérapeutes s'installe une dichotomie qu'il va nous falloir réduire, non pas par des explications intellectuelles mais par une thérapie.

Le symptôme exprime donc quelque chose du sujet pour les personnes névrosées ou dépressives, tandis que pour les personnes psychotiques le symptôme est avant tout l'expression d'une déliaison et d'un non sens délirant.







Demande des patients


Il faut tout d'abord considérer que les patients souhaitent être débarrassés de leurs symptômes, de préférence rapidement et par quelqu'un d'extérieur ayant pouvoir de réaliser cet exploit. Le plus souvent cette attente est dirigée vers le médecin qui se trouve ainsi placé en situation de sauveur. Rares sont les patients névrotiques ou dépressifs à considérer que leurs symptômes ont du sens, s'inscrivent dans leur histoire, voir proviennent de leur façon d'être et de leur passé.

Dans le domaine de la psychose c'est du côté, le plus souvent du déni que tout se passe et les symptômes psychotiques sont, quand à eux insensés dans tous les sens du terme, donc la question du sens ne se pose pas du tout. Le symptôme vient inscrire la faille de la fonction symbolique et l'émergence d'éléments psychiques dissociés, insensés, non reliés et explosant le peu de sentiment d'identité de la personne.


Sens du symptôme

Le symptôme représente un faisceau de significations possibles, un certain nombre de possibilités selon chacun. Cette notion est plus prégnante dans la névrose, car le symptôme psychotique est du domaine du non lien, du chaos, de l'insensé et il ne s'agit donc pas d'y trouver une dimension métaphorique. Les symptômes dépressifs peuvent également être porteurs d'un sens symbolique. Le symptôme est une expression d’autre chose. Il s’agit d’éléments psychiques qui n’ont pas pu être exprimés verbalement. En effet, de nombreux éléments psychiques sont contenus dans l’inconscient des personnes et sont très loin de pouvoir être reconnus et élaborés.

Le symptôme, comme le rêve, vient présenter sous une forme déguisée l’énergie psychique qui n’a pas pu trouver, en son temps, un mode d’utilisation " normale ". De nombreux référents théoriques permettent d’affiner ce qui est déterminé comme normal, en fonction des critères sociaux et culturels. En ce qui concerne la personne elle-même, cette notion de normalité est le plus souvent, bien moins importante que le critère de souffrance psychique.

Est symptôme, avant tout, ce qui fait souffrir l’être et l’empêche de trouver plus de plaisir dans sa vie que de douleur. Est symptôme ce qui empêche le sujet de connaître son désir. Et pourtant, le symptôme est aussi l’expression de la vérité du sujet. Le symptôme possède une dimensions symbolique qui est à décrypter par le patient lui-même lorsqu'il s'interrogera sur sa fonction, sur la jouissance qu'il en tire et sur les éventuels bénéfices secondaires.



Intentions thérapeutiques

Proposer à une personne de s’exprimer, est une invitation à s’approcher de ce qui en elle, pose problème certes, mais aussi de ce qui en elle, est désir. L’expression médiatisée, en ergothérapie, vient témoigner des difficulté de la personne. Il est tout à fait possible de " lire " la souffrance psychique dans les créations. Mais cette expression de la souffrance peut aussi faire place soit dans la création, soit dans l’introspection, à une métamorphose de cette souffrance.

C’est en proposant de telles voies que l’ergothérapie ne vient pas s’opposer au symptôme, tenter de le saisir, d’agir sur lui en oubliant son sens, tenter de le réduire. Car le symptôme est aussi l’expression de la vérité du sujet. Il signe l’échec du refoulement que chaque humain utilise et indique que le désir d’être de la personne a été touché. Le symptôme est porteur d'un sens symbolique multi facette, à décrypter par le patient lui-même lorsqu'il s'interrogera sur sa fonction, sur la jouissance qu'il en tire à travers les bénéfices secondaires. C'est lui et lui seul qui trouvera quelle facette du symptôme a du sens pour lui ou pour elle.

Cette dimension symbolique du symptôme ne concerne pas les personnes psychotiques ou mélancoliques. En aucun cas un travail sur le délire schizophrénique ou sur les idées de culpabilité mélancolique ne pourra amener une transformation du symptôme. Le sens de ces symptômes est d'être une défense contre l'éclatement psychotique ou l'envahissement des pulsions de mort. Il n'est donc pas utile, voir péjoratif, d'essayer d'y entendre un sens potentiel, risquant de soutenir, d'alimenter un délire interprétatif ou une conviction morbide.

 

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